Le morceau
Mozart achève son Concerto pour piano n° 21 à Vienne en mars 1785 et le joue lui-même dès le lendemain, à un concert donné à son profit. Au milieu, l'Andante déroule un long chant au-dessus de triolets tranquilles ; le film suédois Elvira Madigan, en 1967, l'a rendu célèbre dans le monde entier. Quand le piano entre, Mozart lui confie ce thème que l'orchestre vient de jouer : c'est cette page, sa propre partie de piano, que tu joues ici, telle que l'imprime l'édition de Carl Reinecke (1862).
La main gauche tient sa basse et répète ses accords en triolets, doucement, sans jamais presser : c'est le tapis sur lequel la mélodie chante. La main droite joue le thème bien lié et laisse respirer les notes longues ; aux mesures 8 à 11, elle descend dans le grave pour se répondre à elle-même, puis remonte. Le mi tenu de la mesure 12 porte un trille : joue-le d'abord comme une simple note tenue.
