Le morceau
La Folia est un vieil air de danse venu de la péninsule Ibérique : une basse lente, toujours la même, sur laquelle les musiciens du XVIIᵉ et du XVIIIᵉ siècle inventent variation après variation. En 1705, le jeune Vivaldi publie à Venise son tout premier recueil, douze sonates pour deux violons et basse ; la dernière est une Folia, un thème suivi de dix-neuf variations. Cette version facile, écrite pour Noctave d'après une édition d'Amsterdam des années 1710, en garde le thème entier : seize mesures en ré mineur.
La main droite joue la mélodie du premier violon, la main gauche la basse, note pour note, et les deux mains suivent le même rythme : une noire, une noire pointée, une croche. Appuie un peu la noire pointée, le deuxième temps, comme dans une sarabande, et laisse la croche légère. À la mesure 9, l'air recommence doucement, comme l'écrit l'édition, jusqu'à la cadence finale.
