Le morceau
Chopin publie ses trois Nocturnes op. 9 en 1832, peu après son arrivée à Paris, avec une dédicace à Marie Pleyel. Le deuxième, en mi bémol majeur, est devenu le plus joué de tous : une mélodie de chanteur d'opéra sur un accompagnement qui berce, en 12/8. Cette version facile, arrangée pour Noctave d'après l'édition Breitkopf & Härtel de 1880, garde le thème, repris, la seconde idée et le retour du thème, sans les ornements que Chopin ajoute à chaque retour.
La main droite chante ; elle commence par un si bémol en levée, puis tient le sol pendant quatre croches avant de redescendre. Attention au grand saut de la mesure 2, du do au do de l'octave au-dessus : prépare le cinquième doigt. La main gauche simplifie l'original en deux gestes par temps : la basse, puis deux notes plus haut, tenues jusqu'au temps suivant. Les sauts de la basse sont la vraie difficulté ; travaille-les seuls, en regardant le clavier, avant de les jouer sous le chant, à 112 à la croche.