Ce qu'il y a sur une partition
La portée et les deux clés
Une portée a cinq lignes et quatre interlignes ; plus une note est haute sur la portée, plus elle est aiguë. La clé de sol, en général pour la main droite, place le sol sur la deuxième ligne en partant du bas. La clé de fa, en général pour la main gauche, place le fa sur la quatrième ligne. Au piano, on lit les deux portées à la fois, réunies par une accolade : c'est la grande portée.
Le do central, celui du milieu du clavier, s'écrit sur une petite ligne ajoutée juste sous la portée en clé de sol, ou juste au-dessus de la portée en clé de fa : la même touche, aux deux endroits.
Des repères plutôt que tout compter
Retiens d'abord quelques notes-repères : le do central, le sol de la clé de sol, le fa de la clé de fa, puis les do de chaque octave. Lis ensuite par écarts : d'une ligne à l'interligne qui la touche, c'est la note voisine (une seconde) ; d'une ligne à la ligne suivante, une touche blanche est sautée (une tierce). Une mélodie se lit alors comme un dessin qui monte et qui descend, et plus comme une suite de noms.
Le rythme
Le chiffrage, au début du morceau, dit combien de temps compte une mesure : 4/4, quatre noires ; 3/4, trois noires. Dans une mesure à la noire, une ronde dure quatre temps, une blanche deux, une noire un, une croche un demi-temps. Un point après une note l'allonge de la moitié de sa durée. Les silences ont les mêmes durées, avec leurs propres signes.
L'armure
Les dièses ou les bémols écrits au début de chaque ligne forment l'armure : ils valent pour tout le morceau, à toutes les octaves. Un fa dièse à l'armure, et chaque fa se joue fa dièse, sauf si un bécarre l'annule dans la mesure.
Une méthode en quatre habitudes
- Peu, mais chaque jour. Dix minutes de lecture tous les jours font plus pour l'œil qu'une longue séance par semaine.
- Lis avant de jouer. Regarde la clé, l'armure et le chiffrage ; nomme les notes d'une mesure, repère ce qui se répète, puis joue.
- Lentement, sans t'arrêter. Prends un tempo où tu ne t'arrêtes pas, plutôt qu'un tempo plus rapide où tu t'arrêtes à chaque note.
- Beaucoup de morceaux faciles. Déchiffrer souvent des pièces courtes, sous ton niveau, entraîne la lecture ; un morceau difficile travaillé longtemps entraîne surtout la mémoire.
Ce que Noctave propose pour lire
- La lecture de notes. Une note paraît sur la portée, tu la joues au clavier ; juste, la suivante paraît aussitôt, et une fausse touche montre la note jouée et son nom. Quatorze étapes vont du do central à toutes les armures, en clé de sol, en clé de fa puis sur la grande portée, jusqu'aux intervalles et aux accords. Une étape est réussie avec 20 notes, 90 % justes du premier coup et un temps de réponse médian de 3 secondes au plus. Les étapes 1 à 3 sont gratuites ; Noctave Plus ouvre les suivantes, les statistiques note par note et les séries ciblées sur tes notes les plus lentes.
- La partition synchronisée. Dans l'Apprentissage, sur tablette, la partition défile au-dessus des notes qui tombent ; le curseur suit la musique et chaque note jouée se colore.
- L'estompage. Les notes qui tombent pâlissent pour te laisser lire la partition, dans le parcours comme en Apprentissage : tout est expliqué dans Notes qui tombent ou partition.

Des pièces pour déchiffrer
Pour t'exercer, choisis des pièces courtes de niveau facile. Chaque partition de ce site se télécharge en PDF : lis-la sur papier, puis vérifie au piano, avec ou sans Noctave.
- Au clair de la luneFacile · 2/10
- GreensleevesFacile · 3/10
- Menuet en sol majeur, BWV Anh. 114Facile · 3/10
- Menuet en sol majeur, BWV Anh. 116Facile · 3/10
- Menuet en fa majeur, K. 2Facile · 3/10
- Mélodie, op. 68 n° 1Facile · 3/10
Le niveau suivant, les menuets en mineur et les petites pièces de Schumann ou de Burgmüller, est décrit dans Quel morceau jouer selon son niveau.