Le morceau
Huitième des douze Préludes du premier livre, publiés par Durand en 1910, cette pièce emprunte son titre à un poème de Leconte de Lisle. Debussy l'écrit en sol bémol majeur, à jouer « très calme et doucement expressif ». La mélodie s'ouvre seule, sans accompagnement, puis revient harmonisée, s'anime un moment jusqu'à un mf, passe par une suite d'accords parallèles très doux, et s'éteint en accords roulés dans l'aigu. La version jouée ici suit l'édition originale de Durand, note pour note.
Rien n'y va vite : le défi est la lecture. Six bémols à l'armure, des accords de trois ou quatre notes qui avancent ensemble, et un chant qu'il faut faire passer au-dessus d'eux. Les quatre premières mesures, à la main droite seule, se jouent sans rigueur : prends le temps de les respirer. Des mesures 24 à 27, les accords des deux mains glissent en parallèle : travaille-les lentement, en mains séparées, puis ensemble, sans lourdeur.
