Le morceau
En 1853, Charles Gounod pose une mélodie de son invention sur le premier prélude du Clavier bien tempéré de Bach, sans en changer l'harmonie : il n'ajoute qu'une mesure au prélude. D'abord écrite pour violon et piano sous le titre de Méditation, la mélodie reçoit quelques années plus tard le texte latin de l'Ave Maria. Cette version est celle que Gounod a lui-même transcrite pour piano seul, publiée à Paris chez Heugel : le chant y passe deux fois, la seconde en octaves.
Tout l'enjeu est de faire chanter la mélodie au-dessus d'un accompagnement doux et égal. Les deux mains se partagent les notes du prélude : l'édition marque d'un D (main droite) ou d'un G (main gauche) celles qui changent de main, et Noctave te les montre en couleur. Dans la seconde partie, la main droite tient le chant en octaves tout en prenant quelques notes du prélude : garde le poignet souple et le pouce léger. Avance d'abord à mains séparées, lentement, puis ensemble à 66 à la noire.