Le morceau
Liszt publie en 1850 trois nocturnes pour piano, les Liebesträume, transcriptions de ses propres mélodies. Le troisième, en la bémol majeur, vient du lied O lieb, so lang du lieben kannst sur un poème de Ferdinand Freiligrath : « Aime, aussi longtemps que tu peux aimer ». Cette version facile, arrangée pour Noctave d'après l'édition Kistner (vers 1903), garde le thème tel que Liszt le présente d'abord, puis son dernier couplet, avec la lente descente de la mélodie, et les dernières mesures.
La mélodie est à la main droite, une octave plus haut qu'au début du morceau, là où Liszt la place lui-même dans son dernier couplet. Ses notes longues se répètent souvent : le do de la première mesure revient sur le quatrième temps ; rejoue-le doucement, sans accent. La main gauche joue la basse puis quatre croches de l'accord, au-dessous du chant ; la pédale change à chaque mesure et à chaque nouvelle basse. Compte bien les six temps : la mesure est à 6/4, deux fois trois noires.
