Né en 1811 à Raiding, alors en Hongrie, Franz Liszt étudie à Vienne avec Carl Czerny, puis s'installe à Paris et parcourt l'Europe comme pianiste virtuose. À partir de 1848, il se fixe à Weimar, où il dirige et compose ses poèmes symphoniques. Pour le piano, il écrit des études, une sonate, les Rhapsodies hongroises et des centaines de transcriptions, notamment de lieder de Schubert : sa version du Ständchen (1838) figure dans le catalogue, sur la page de Schubert.
Commence par le Ständchen ou par le Rêve d'amour n° 3, version pour piano d'un de ses propres lieder. Ce dernier travaille un chant au pouce, au milieu des arpèges, et des écarts jusqu'à dix-sept demi-tons. Les trois autres pièces sont au niveau le plus élevé. La Rhapsodie hongroise n° 6 finit par des centaines d'octaves à la main droite. La Campanella, d'après un thème de Paganini, enchaîne des sauts de la main droite vers l'aigu, et la Rhapsodie n° 2 dure plus de huit minutes.