Le morceau
Dans l'original, trois violons jouent exactement la même mélodie, à deux mesures d'écart, au-dessus d'une basse obstinée de deux mesures ; Pachelbel l'a fait suivre d'une gigue, rarement jouée aujourd'hui. Pour un seul piano, il faut choisir : cette version, arrangée pour Noctave d'après l'édition du Mutopia Project et relue sur celle de Max Seiffert (1929), confie le premier violon à la main droite et la basse, avec sa quinte, à la main gauche. Le second violon s'y ajoute là où il entre, pour qu'on entende le canon.
Les variations s'enchaînent sans pause : noires, croches, doubles puis triples croches, puis les lignes en notes répétées, écrites ici en croches pour rester jouables. Chaque fois que la valeur change, compte une mesure à l'avance pour ne pas accélérer. Aux mesures 5 à 8, la main droite tient deux voix : la note du dessus chante, celle du dessous s'efface. La main gauche répète la même formule pendant cinquante-sept mesures ; une fois qu'elle va seule, toute l'attention peut aller aux nuances de la mélodie.