Le morceau
La Danse de la fée Dragée est la variation de la fée au deuxième acte de Casse-noisette (1892), que Tchaïkovski reprend dans la suite op. 71a. Le thème, en mi mineur, était confié au célesta. Cette version pour piano est celle que l'éditeur londonien Augener publie au début du XXᵉ siècle sous le nom de Stepán Esipoff, relue ici note à note sur l'édition. Elle garde tout : l'introduction en pizzicati, le thème en accords, les descentes de la basse, la cadence que le célesta joue seul, et une fin suspendue sur un accord de si.
Le thème se joue en accords de trois ou quatre notes, piqués et pianissimo : garde la main près des touches et laisse le poignet souple. Aux mesures 32 à 36, la cadence quasi arpa passe d'une main à l'autre par groupes de quatre notes très rapides : travaille-la d'abord lentement, en enchaînant les groupes sans trou. La main droite joue ensuite une octave plus haut que l'écrit, sous le signe « 8 ».
