Le morceau
Beethoven écrit son Cinquième Concerto pour piano à Vienne en 1809 ; le surnom « L'Empereur » ne vient pas de lui. Entre deux mouvements vifs, l'Adagio un poco mosso s'ouvre sur un thème grave et doux, en si majeur, que les cordes jouent en sourdine avant que le piano n'entre. La version jouée ici est ce thème, d'après l'arrangement pour piano seul que Theodor Pfeiffer, élève de Hans von Bülow, a publié en 1892.
La main droite joue les accords des cordes, toujours liés, la note du haut un peu plus présente que les autres : c'est elle qui chante. La main gauche imite les cordes pincées des contrebasses, par croches détachées et légères ; garde-les bien en mesure sous les accords tenus. Laisse monter le son jusqu'au forte de la mesure 9, puis reviens doucement au piano.
