Le morceau
Beethoven achève sa Septième Symphonie en 1812 et la dirige lui-même à Vienne le 8 décembre 1813, lors d'un concert au profit des soldats blessés. Le public fait aussitôt rejouer le deuxième mouvement, l'Allegretto, qui devient l'une de ses pages les plus jouées et que l'on entend encore souvent au cinéma. La version jouée ici est la transcription pour piano seul d'Ernst Pauer, publiée à Londres par Augener, relue note à note sur l'édition.
Tout part d'un rythme obstiné, une longue et deux brèves, d'abord grave et très doux, sur des accords de la main gauche à l'octave. Le thème monte peu à peu dans l'aigu et grandit jusqu'au fortissimo, puis revient plus tard en fugue, une voix après l'autre. Garde ce rythme régulier du début à la fin, comme une marche lente, et laisse les accords tenus sonner sans les écraser.
