Le morceau
Le thème de ce mouvement a connu une seconde vie : Beethoven l'a repris dans son Septuor op. 20. Ici, Tempo di menuetto indique une allure de menuet, à trois temps et sans lourdeur, mais la forme est celle d'un rondo : le thème en sol majeur revient deux fois, séparé par des épisodes contrastés, dont un en do majeur plus énergique. Le mouvement clôt la sonate en souriant, sans chercher l'effet.
La main gauche porte la vraie difficulté : on compte chez elle 122 sauts rapides d'une octave et davantage, contre quatre seulement à droite. Sous le thème, elle quitte un accord pour aller chercher un ré grave puis remonte aussitôt ; dans l'épisode en do majeur, elle alterne do grave et do médium à chaque croche. Travaille ces déplacements les yeux sur la note visée, le bras près du clavier. La partition compte aussi 43 notes répétées, à articuler nettement sans les écraser. Pour garder le caractère de menuet, allège le troisième temps et laisse la mélodie respirer à chaque fin de phrase.