Le morceau
Dans Carmen, créé à l'Opéra-Comique en 1875, le toréador Escamillo entre au deuxième acte en chantant ses combats dans l'arène ; son refrain, « Toréador, en garde », est entendu dès le Prélude de l'opéra, entre deux reprises de la marche du début. Cette version facile, écrite pour Noctave d'après la version pour piano du Prélude publiée par Schirmer en 1895, garde ce refrain entier, en fa majeur, sans les paroles.
La main droite joue la mélodie, avec ses rythmes pointés bien marqués, comme le demande l'indication ben marcato ; la main gauche joue la note grave de chaque accord de l'accompagnement, détachée, une fois par temps. Compte bien les doubles croches des mesures 1 à 7 : la croche pointée longue, la double croche courte, juste avant le temps suivant. Aux mesures 17 à 21, les petits triolets de doubles croches se jouent légers, sans ralentir, et la main gauche répond à la droite à la mesure 20.
