Le morceau
Elgar écrit Salut d'amour en 1888 pour Caroline Alice Roberts, qu'il épouse l'année suivante ; il lui donne un titre en français, la langue qu'elle aimait. L'éditeur Schott le publie en 1889 sous le titre Liebesgruss et le vend en de nombreuses versions, pour violon, violoncelle ou orchestre. La version jouée ici est celle pour piano seul, en si bémol, publiée par Schott en 1899, saisie note à note pour Noctave d'après l'édition.
La main gauche joue un accord à contretemps sur une basse tenue, deux fois par mesure : légère et égale, elle porte le chant sans le couvrir. Au début, la main droite joue aussi ces accords, sur la portée du bas, pendant que la gauche tient l'octave grave. Au milieu, en ré bémol, le chant se double en accords arpégés ; à la fin, il revient deux octaves plus haut, très doux, puis s'éteint pianissimo.
