Le morceau
La Sonate n° 8 en ut mineur, op. 13, paraît à Vienne en 1799 sous le titre de « Grande Sonate pathétique », un nom que Beethoven a choisi lui-même. Son mouvement lent, Adagio cantabile, est en la bémol majeur : un chant calme entre deux mouvements agités. Cette version facile, arrangée pour Noctave d'après les éditions Berners (1908) et Peters (1910), garde la mélodie de Beethoven, d'abord dans le médium puis une octave plus haut, l'épisode en fa mineur et le retour du thème ; la main gauche joue la basse de chaque temps puis une note de l'accompagnement.
Le tempo est très lent : une croche par seconde. Le danger est de presser. Tiens chaque noire de la mélodie jusqu'au bout, en écoutant le son s'éteindre, et lie-la à la suivante sans trou. Les croches de la main gauche doivent rester douces, plus piano que le chant. Dans l'épisode, les accords répétés gardent la même légèreté, et le do aigu de la mesure 18 se prépare pendant le silence qui précède.
