Le morceau
Le manuscrit de cette bagatelle, daté de 1810, est perdu : Ludwig Nohl l'a recopié et publié en 1867, quarante ans après la mort de Beethoven. Qui était Élise reste discuté ; on a proposé Therese Malfatti, à qui le manuscrit aurait appartenu, ou la chanteuse Elisabeth Röckel. Cette version facile, arrangée pour Noctave d'après l'édition Breitkopf & Härtel de 1888, garde le refrain en entier, avec ses deux fins, l'épisode en do majeur et le retour du refrain ; la main gauche ne joue que la basse de chaque arpège.
Tout part du balancement mi–ré dièse, joué en doubles croches légères avec le cinquième et le quatrième doigt. Ne le frappe pas : il doit rester un murmure, pianissimo. Les arpèges de la main droite, do-mi-la puis mi-sol dièse-si, montent depuis le pouce, posé chaque fois sur la première note. Les basses tenues de la main gauche, la, mi et do, tombent sur le premier temps, en même temps que la note de la main droite. Au milieu, le trille mi–ré dièse s'écrit en doubles croches : régulières, jamais pressées.