Le morceau
Beethoven achève sa Septième Symphonie en 1812 ; elle est créée à Vienne le 8 décembre 1813, et l'Allegretto, son deuxième mouvement, y est aussitôt bissé. Son thème tient presque entier sur un seul rythme, une noire, deux croches, deux noires, répété sans cesse, pendant que l'harmonie change dessous. Les altos, les violoncelles et les contrebasses le jouent d'abord seuls, très bas et piano. Cette version facile, écrite pour Noctave d'après l'édition Litolff, reprend ce premier exposé du thème, une octave plus haut.
La main droite joue la ligne des altos, souvent sur la même note, mi ; la main gauche, deux notes à la fois, la basse et la partie des violoncelles, dans exactement le même rythme. Tout l'intérêt est dans la régularité : compte les croches, joue-les détachées, et fais sonner les noires pleines. Écoute comment l'accord change sous le mi qui se répète. À la mesure 17, la nuance tombe à pianissimo : allège les deux mains sans ralentir.
