Le morceau
Schubert composa ses quatre impromptus D. 899 en 1827. Le nom vient de l’éditeur viennois Tobias Haslinger, qui publia les deux premiers en décembre de la même année. Celui-ci s’ouvre sur un sol à l’octave, fortissimo, puis le thème, une marche aux rythmes pointés, est chanté seul avant que des accords lui répondent. Il revient sans cesse, changé à chaque retour, notamment en la bémol majeur sur des triolets, avant une fin apaisée en do majeur.
Le rythme pointé (une croche pointée, une double) traverse presque tout le morceau ; garde-le net mais souple, jamais sec. Dans les passages en triolets, une main joue le rythme pointé pendant que l’autre égrène les trois croches : la double croche tombe juste après la troisième croche du triolet, pas avec elle. Le tempo est modéré, 88 à la noire ici, et la pièce dure plus de neuf minutes : ménage tes forces, et laisse les nuances, souvent piano, porter la tension.