Le morceau
Les quatre impromptus D. 935 datent de décembre 1827, mais ne parurent qu’en 1839, chez Diabelli, qui les dédia à Franz Liszt. Robert Schumann, qui en fit la critique, voyait dans le premier, le deuxième et le quatrième les mouvements d’une sonate. Celui-ci, un Allegretto à trois temps, avance en accords pleins, à la manière d’un menuet calme ; son trio, en ré bémol majeur, se déroule en triolets continus, puis l’Allegretto revient en entier.
Les accords de la première partie demandent un toucher égal de tous les doigts : fais chanter la note du haut et garde les autres en retrait. Dans le trio, la main droite file en triolets de croches pendant que la gauche tient la basse : garde le flot régulier, sans heurt aux changements de position, et laisse la basse résonner sous les triolets.