Le morceau
La candeur ouvre les 25 Études faciles et progressives, op. 100, que Burgmüller, pianiste allemand installé à Paris, publie en 1851 ; chacune porte un titre en français. C'est une étude de legato, où la main droite déroule des groupes de croches au-dessus de longs accords. Comme souvent dans ce cahier, le titre décrit un caractère plutôt qu'une difficulté ; ici, la simplicité et la clarté du son. Noctave l'a tirée d'une édition Litolff du XIXe siècle.
Les croches de la main droite descendent par groupes de quatre, sol-mi-ré-do, puis repartent du haut : chaque groupe est lié, et la main se replace d'un saut de quinte sans faire d'accent à la reprise. Vers le milieu, les rôles s'inversent : la gauche reprend les croches pendant que la droite tient des tierces, et c'est souvent la main la moins entraînée ; travaille-la seule quelques minutes. Les nuances comptent : presque tout est piano, avec un seul sforzando, avant le pianissimo final. Au tempo prévu, la droite enchaîne quatre notes à la seconde.